To know what you’re going to draw, you have to begin drawing

In this second post on the same topic, I will deepen my answer to the question “How to start with an empty blank page when taking live visual notes?

In my previous post “How to use space in graphic notes“, I explain what you can do to prepare yourself before an event to feel more comfortable with the practice of taking visual notes.

Much before the drawing skills, the logistic, and before any other practical aspect, what will really influence the outcome of your work is the quality of your presence and the quality of your listening.

Presence and listening

Quality of your presence

You really need to be fully present when taking live visual notes at an event. Firstly, this means that you have to be connected as much as possible with all of “you”, with who and with what you are. Simplifying it a little bit, you need to access both sides of your brain and let them work together. Or – I prefer to say it like that – let the two sides of your brain “make love” in you. You need also to be connected with the surrounding world. This last point seems obvious but if your focus is on the choice of the marker’s color or on your space consumption on the paper sheet….you risk to not being connected with what is happening around you, and with what is said.

What is said? What is really said and what do I hear?

Quality of your listening

Like with traditional text notes, how you listen and to what you listen will bring you to very different results. Except that with visuals, the difference will be felt even more than with just text.

I recommend the following material from experts to know more about “Listening”:

4 Levels of Scribing

Listening is good for you: Four steps to mastering active listening

A better presence and a better listening

The quality of both your presence and your listening will greatly influence your ability to take visual notes and, finally, your outcomes. Therefore it is worth to prepare yourself a minimum before you start. Some minutes before you jump on your markers, take the time to do some exercises of meditation, or mindfulness, or yoga, or relaxation. Whatever can help you is welcome. And if nothing comes to you, just try to close your eyes, breathe slowly and deeply, and have at least 10 of these breaths.

Last but not least…

The more you will practice, the better!

My last recommendation is to start to practice as soon as possible, then to practice and to practice again.

I would like to conclude with two quotes. First is this Pablo Picasso’s answer to the question whether ideas come to him “by chance or by design”:

“I don’t have a clue. Ideas are simply starting points. I can rarely set them down as they come to my mind. As soon as I start to work, others well up in my pen. To know what you’re going to draw, you have to begin drawing… When I find myself facing a blank page, that’s always going through my head. What I capture in spite of myself interests me more than my own ideas.”

Then – to keep you from believing that the Picasso’s reference implies that we treat art here – this Mike Rohde‘s quote applicable to all visual notes in general:

“Sketchnotes are about capturing and sharing ideas, not art. Even bad drawings can convey good ideas.”


Related post: “How to use space in graphic notes


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Le sens émerge dans le câlin du silence

Si vous aimez la musique, vous n’êtes pas sans savoir que le silence en constitue un élément important, autant que les notes.

Le silence musical est une valeur temporelle qui permet, en musique tonale, de séparer et de différencier les sons afin de mettre en exergue leurs relations.” – universalis.fr.

Comme ses soeurs les notes sonores, le silence possède une transcription dans la notation musicale. Pour être précis, il existe 7 différentes durées du silence qui correspondent aux 7 figures de notes. Ce sont la pause, la demi-pause, le soupir, le demi, quart, huitième, et seizième de silence.

Un peu comme le silence en musique, le silence me permet de séparer le brouhaha dans ma vie quotidienne. C’est lui qui différencie le bruit ambiant du sens. “Je vois ce que tu veux dire“. Sa durée et sa qualité me permettent de sculpter, de verticaliser, d’approfondir ce qui précède, la phrase, le sens.

Le silence dans une conversation, c’est comme les blancs dans la page d’un livre, les ombres dans un paysage, la longueur d’un vin. Plus il est long et plus la perspective change. J’entends, je comprends et assimile différement ce qui m’est dit. L’important n’apparait vraiment que dans le silence. Le sens émerge dans le câlin du silence.

Mais quand le silence prend le dessus sur le son, quand l’équilibre de la balance entre les deux s’inverse, alors j’entre dans une autre temporalité. J’entre dans la méditation, dans le royaume du silence, dans l’univers entier. Ce qui est important et ce qui est vrai envahissent l’espace autour et en moi. Mon égo se rétracte pour laisser s’épanouir qui je suis vraiment.

Cette réflexion sur le silence et son rapport au son, à la musique, à la vie, découlent de ma rencontre avec Jean-Paul Dessy  à l’Arsonic de Mons en Décembre 2017. L’Arsonic offre dans sa “Maison de l’Écoute” un espace dédié à l’écoute fine et intime de la musique, et avec sa Chapelle du silence un espace de recueillement et havre de silence où reposer son esprit et ses oreilles. Non pas que je découvrais le silence, loin de là, car lui et moi sommes intimement liés depuis ma tendre enfance. Mais Jean-Paul y a apporté une coloration, ou plus tôt une sonorité particulière. En tant que violoncelliste, compositeur, chef d’orchestre, et concepteur de l’espace Arsonic, Jean-Paul a des mots qui résonnent très forts sur ceux qui aiment le silence:

“Pour se reconnecter à la part la plus silencieuse, la plus paisible et la plus heureuse de nous-même, il faut du temps. Il faut s’offrir du temps. Il faut offrir du temps à la musique. On accède alors à un autre espace, à une autre temporalité, à un autre espace-temps. L’Arsonic a été conçu comme un temple du non mental, du non espace-temps horlogé. Il permet d’entrer dans une dimension plus large de nous-mêmes.”

Jugez-en par vous-même:

Inspiré par Jean-Paul Dessy et le silence

Notes:
J’ai visité l’Arsonic dans le cadre d’une visite de sites à Mons qui ont bénéficié des fonds Européens (FEDER). Subjugué par l’endroit, j’y suis resté quelques heures alors que mon groupe poursuivait son parcours de visite dans la ville. J’ai entendu par trois fois Jean-Paul Dessy accueillir des visiteurs et ensuite les gratifier de ce morceau à son violoncelle ami (que j’ai filmé avec mon téléphone à la troisième et dernière fois). Entre chaque visite, je me suis cloîtré, seul, dans la Chapelle du silence où j’ai médité et esquissé le dessin. Entre Jean-Paul et moi s’est tissée une belle entente basée sur des valeurs communes. Que de sens ce jour là.

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