Coronavirus en Belgique: confinement et déconfinement

Le temps du confinement dû à la pandémie du coronavirus touche à sa fin en Belgique, ou pour le moins c’est que l’on espère. Le 24 avril, le gouvernement annoncait sa stratégie de sortie de crise en 4 phases. Le conditionnel reste toujours de mise car comme l’a dit Madame Sophie Wilmes, premier ministre, lors de la conférence de presse: “

Le déconfinement est une opération jamais réalisée dans l’histoire de notre pays et dépend de l’évolution de la situation sanitaire et se base sur des hypothèses et des prévisions. […] Rien n’est gravé dans le marbre et certainement pas les échéances.” 

Certes! Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que rien n’était non plus clair sur comment cette sortie de crise allait se dérouler. Comme quoi, la communication de crise est une tâche extrêmement difficile.

J’ai donc tenté de visualiser sur une ligne du temps ce qui allait se passer avec l’aide de quelques sketchnotes personnelles. Tant qu’à faire, j’ai ajouté les événements qui ont amené au confinement de la population en Belgique.

Cette ligne du temps sera sujette à modification suivant l’actualité du moment. Je vous serais gré de me signaler les éventuels ajouts ou adaptations qui pourraient l’améliorer, merci d’avance.

La ligne du temps de la crise du coronavirus en Belgique

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Links between stories, skills and tools to create graphics

On 24 April 2020, I attended an interesting online session by Rafael Höhr on “Applications to create graphics in newsrooms“.

Although the title was explicit, we were going to talk about tools to create graphics, I cannot help thinking that tools are not the most important part in the process of creating graphics. Rafael explained this very well during the session and despite everything we spent (too much) time on tools.

The process of creating graphics should follow this order:

  • First, create a story! A story around the questions you want to answer, around what you want to show, around the 5Ws
  • Link your story to skills. Surround yourself with a multi-skilled team that will help you analyze, edit, interpret, tell, graph, animate your data.
  • At the end only, choose the tool (s) best suited to your needs

My sketchnotes of Rafael’s online session:

Apps to create graphics in newsrooms, sketchnotes

Thanks to my colleagues in the EU Publications Office for organising the online session.

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Evolution du taux de décès COVID19 en Belgique et Italie

Aujourd’hui encore, 14 avril 2020, la presse belge a continué de nous rassurer au sujet de l’augmentation du nombre de décès COVID19 dans le pays. Un peu pour rassurer la presse étrangère qui s’en inquiète. Mais surtout pour rassurer la population belge qui commence à se demander si on lui dit bien toute la vérité sur les mesures prises pour la protéger contre la pandémie du coronavirus.

Alors que depuis le début de la crise en Europe, la situation italienne est présentée comme une des plus “catastrophique”, j’ai voulu me faire ma propre opinion en comparant les courbes de décès dus au COVID19 en Belgique et en Italie. Pourquoi les courbes de décès et pas celles des cas COVID19? Parce que, selon moi, les données sur le nombre de décès sont les seules qui soient vraiment comparables de pays à pays. Les méthodes utilisées par les pays, et par les régions dans un même pays, pour comptabiliser les cas de personnes infectées au COVID19 sont loin d’être identiques pour fournir des données qui puissent être comparées.

Pour mon analyse, j’ai utilisé les chiffres officiels publiés par les autorités sanitaires belges et italiennes à la date du 13 avril (voir les sources à la fin de l’article). J’ai écarté les chiffres pour les 2 derniers jours (12-13 avril) car ils étaient trop bas par rapport aux jours précédents (données certainement encore incomplètes). Mon analyse utilise donc les données publiées par les 2 pays sur une période qui part à la date où le décompte des morts COVID19 a débuté dans le pays, le 23 février en Italie et le 10 mars en Belgique, et se termine au 10 avril inclus.

Voici les courbes pour les deux pays. Elles sont identiques à celles publiées par les media, et nous sont – malheureusement – bien connues.

Nombre de morts en Belgique du 10 mars au 10 avril 20

Nombre de morts en Italie du 23 février au 10 avril 2020

Les courbes ne peuvent pas être comparées à cause de la différence démographique entre les deux pays, ensuite à cause de l’échelle du temps qui n’est pas la même.

Différences démographiques

La Belgique compte 11,5 millions d’habitants, l’Italie en compte un bon 5 fois plus avec ses 60 millions. La logique mathématique indique que le nombre de décès COVID19 est exactement 5 fois supérieur en Italie. Mais ce ratio est trompeur car il est basé sur des périodes de comptage différentes.

BelgiumItalyRatio
Population on 01/01/201911476279603595465.3
Deaths on 10/04/20203755188495.0

Différences dans la durée de la crise

La crise du coronavirus et le décompte des morts a débuté en Italie 16 jours avant celui de la Belgique. A la date du 10 avril, les italiens ont donc du déplorer des morts pendant plus de jours (48) qu’en Belgique (32).

BelgiumItalyRatio
Population on 01/01/201911476279603595465.3
Deaths on 10/04/20203755188495.0
Death count start date10/03/202023/02/2020
Number of days on 10/0432481.5
Average deaths per day1173933.3

La moyenne des décès par jour en Italie (393) est 3 fois supérieure à celle en Belgique (117). C’est normal me direz-vous, le pays compte beaucoup plus d’habitants. Les ratio par habitants et par jours ne sont que les résultats de divisions mathématiques basés sur des données qui ne sont pas normalisées.

Essayons d’y voir plus clair en trouvant une base de comparaison qui soit indépendente des différences démographiques et du nombre de jours de crise.

Nombre de décès par 100000 habitants

Le premier ajustement est de rapporter le nombre de décès de chaque pays à 100000 habitants afin de se libérer de la différence démographique entre les deux pays:

BelgiumItalyRatio
Population on 01/01/201911476279603595465.3
Deaths on 10/04/20203755188495.0
Deaths per 100K population32.7231.230.95

Première constatation inquiétante: le ratio qui était de 5 morts COVID19 en Italie pour un en Belgique chute à 0,95. Cela signifie que le nombre de décès ramené à 100000 habitants est plus élevé en Belqique (32,72) par rapport à l’Italie (31,23). Pas de beaucoup, mais 1,05 supérieur quand même (au lieu de 5 fois inférieur).

Les courbes du nombres de morts COVID19 ramenés à 100000 habitants sont:

On voit que la courbe (bleue) des décès en Belgique rattrape celle (rouge) de l’Italie à la date du 9 avril, et la dépasse ensuite. La droite qui indique la tendance (trend line) en Belgique est clairement plus pentue que celle de l’Italie, ce qui indique une croissance du taux de mortalité plus élevée en Belgique. Mais les périodes mises en comparaison sont encore différentes.

Nombre de décès par 100000 habitants sur une même période de temps

Le deuxième ajustement est de faire en sorte que la date du début des deux courbes coincide au même jour N°1 en faisant glisser de 16 jours en arrière la courbe de la Belgique.

Dans le graphique précédent, la courbe pour l’Italie démarre au 23 février et elle court sur 48 jours jusqu’au 10 avril, date de la fin de mon analyse des données. Pour la Belgique, la courbe démarre le 10 mars, soit 16 jours après, et elle court sur seulement 32 jours.

Avec les deux courbes qui commencent le même jour, le jour N°1, j’ai affiché les données que pour les 32 premiers jours des deux pays (la Belgique n’en ayant plus après). Les courbes résultantes sont:

L’autre constatation, encore plus inquiétante, est que la courbe (bleue) des décès COVID19 pour 100000 habitants en Belgique augmente effectivement beaucoup plus fort que celle (rouge) en Italie durant leurs 32 premiers jours de crise coronavirus.

Qu’en penser?

On nous a dit que la situation en Italie était une des plus “catastrophique”, car les italiens ont été les premiers à devoir affronter le coronavirus en Europe, parce que leur système de santé n’est pas celui de la Belgique, etc. On nous rassure que tout va bien, “on gère”, parce que le taux d’occupation des lits en soins intensifs en Belgique est sous contrôle, sous les 60%.

Mais alors dites-moi. Je ne dois pas m’inquièter de l’évolution de la courbe des décès COVID19 en Belgique? Et selon vous, dans quel pays entre l’Italie et la Belgique la situation semble vraiment être la plus “catastrophique”?

Je pose les questions!


Source:

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EU DataViz 2019

What a great experience it was to be graphic recorder at the “EU interinstitutional workshop on data visualisation” organised by Publications Office of the European Union on 13 November 2019 in Luxembourg. With Célia Pessaud, Catherine Focant, and Vincent Henin, we lively scribed the parallel sessions of the conference.

Graphic recording at EUdataviz 2019

It was exciting to visually scribe workshops and talks on data visualisation. We – graphic recorders and data visualisers – speak the same visual language, use the same visual grammar, rely on the same conviction that visuals are one of the most powerful mean to explain complex ideas. As as said to some speakers:

We find that there are many similarities between our practice of graphic recording and yours of data visualisation. If the raw data that you visualise is often – if not always – numbers, and more and more big data, for us, raw data is what is said and what is happening in the conference room. Both can be complex and be meaningless at first glance. Our common goal is then to make sense with what does not seem to have any, to offer this sense/meaning to our clients so that they can make good use of it, so that they can benefit from this knowledge unveiled with more clarity. One difference that I see between our practices is that while during the process of DataViz there is time to test and adapt the final visualisation (and it’s recommended by the speakers here), in the graphic recording process everything is done live on the spot: listening, then filtering, then summarising, then translation to the visual language. Without opportunity to test and adapt. 

To conclude

There are certainly synergies that can be established between our two communities to learn from each other’s. 

Graphic recording at EUdataviz 2019 Graphic recording at EUdataviz 2019 Graphic recording at EUdataviz 2019 Graphic recording at EUdataviz 2019

The day ended with a fascinating session on how #dataviz helps us to better “see” black holes. Big thanks to Barthélémy von Haller and Jeremi Niedziela from CERN and Oliver James from DNEG. They guided us through this wonderful journey from the smallest elements of quantum physics to the black holes and their representation in the Interstellar movie. Magnificent presentation that shows that synergies between science and art can increase our knowledge about the unknown.

Graphic recording at EUdataviz 2019 Graphic recording at EUdataviz 2019


More information about the conference with all graphic recordings of the team is available on op.europa.eu/en/web/eudataviz/home

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A “beautiful” encounter with David McCandless

I had the privilege to meet David McCandless, data journalist and founder of Information is Beautiful, at the European Commission 2019 #EUknowledge week.

David gave the opening keynote speech “Making complex knowledge meaningful – the power of data visualisation”. This is my live sketchnotes of his presentation.

Sketchnotes David McCandless

One of my colleagues summarised his speech as follow:

“We are engulfed in a sea of data. Using graphical images that everybody understands, helps to tell the story behind numbers. […] The story behind data doesn’t lie behind the numbers but in the message that the visualisation brings. […] Visualisation has the power of analysis, it turns data into a landscape that is ready for you to explore […] Data visualisation is like taking a photo, it brings into contrast what is in or out of focus, what is in the background, what is on the forefront. As a data journalist David feels close to photography journalism. You can zoom in or you can go wide to tell your story […] Visualisation unlocks what needs to be known, it gives clarity to big data.  […] To be better understood you convert to a visual language. When you can encode the message in visualisation you bring clarity and there is beauty in clarity. “

I am so happy and honoured that David signed my sketchbook with “Beautiful”. It means a lot to me from the man who wrote “Information is beautiful” and “Knowledge is beautiful“.

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Visualisation of the 2017 #EURegionsWeek on Twitter

My original Visualisation of #EURegionsWeek 2017 on Twitter article is now  published on the Regional Studies, Regional Science open access journal.

It gives me a sense of pride that @RSRS_OA asked me to publish my data visualisation in their journal. I’d like to thank them very much for giving me this opportunity.

As so often with me, I started this project as an experiment. Little by little I worked on the data and, after a lot of tests, I finally arrive at this beautiful visualization. I anticipated that there was more to say, then I continued my investigation to conclude the article with the influencers.

I acknowledge that being published on the Regional Studies, Regional Science journal is a nice recognition. Nevertheless, I still prefer my original article where I allow my visitors to interact with the graph and with data. And as a bonus, I also give them some background information about the methodology and the used tools.

 

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