Visualisation of the 2017 #EURegionsWeek on Twitter

My original Visualisation of #EURegionsWeek 2017 on Twitter article is now  published on the Regional Studies, Regional Science open access journal.

It gives me a sense of pride that @RSRS_OA asked me to publish my data visualisation in their journal. I’d like to thank them very much for giving me this opportunity.

As so often with me, I started this project as an experiment. Little by little I worked on the data and, after a lot of tests, I finally arrive at this beautiful visualization. I anticipated that there was more to say, then I continued my investigation to conclude the article with the influencers.

I acknowledge that being published on the Regional Studies, Regional Science journal is a nice recognition. Nevertheless, I still prefer my original article where I allow my visitors to interact with the graph and with data. And as a bonus, I also give them some background information about the methodology and the used tools.

 

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Le carnaval de Binche est une chose sérieuse

Le carnaval 2018 est terminé mais je voulais revenir sur le dimanche gras que j’ai passé à Binche. Personnellement, c’est la journée que je préfère des 3 jours gras. A cause de la diversité des masques et des costumes, des couleurs, et probablement aussi parce qu’il y a relativement moins de foule.

Pour rappel, le carnaval de Binche est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.  Il faut s’être mêlé aux festivités pour mieux comprendre le pourquoi de cette reconnaissance. La tradition, le folklore, l’engouement populaire, les couleurs, les costumes, les musiques, sont authentiques et envoutants. Au point que d’immatériel, ce patrimoine de l’humanité se transforme devant vous en quelque chose de bien tangible. La rivière de musiques et de danses traditionnels vous entraine dans son tourbillon. Quand vient le soir, vous sentez que vous n’avez pas assisté à un spectacle mais que vous avez vraiment participé avec les Binchois à une fête unique en son genre.

On ne rigole pas avec la tradition à Binche et on y fait la fête sérieusement. Est-ce pour cette raison qu’à mon retour de Binche, dimanche gras au soir, j’ai constaté que sur la plupart de mes photos, les personnes ont un air sérieux, absorbé, concentré? Et si joie il y a – et de la joie il y en a, je vous rassure – je la vois presque plus intérieure qu’extérieure sur mes clichés. Bien-sûr, j’ai des photos avec de l’allégresse et des rires francs, mais bizarrement ou coïncidence, elles sont floues ou moins belles.

Qu’en pensez-vous, surtout vous amis Binchois:  Est-ce cette reconnaissance de l’UNESCO (ou le fait que “El bon Dieu est Binchoû” ;-), qui donne aux binchois de ce dimanche gras après-midi cet air festif plus intériorisé? Ou n’ai-je encore rien compris au carnaval 😉 ?

Carnaval de Binche 2018 Carnaval de Binche 2018 Carnaval de Binche 2018 Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018Carnaval de Binche 2018

Observez le regard derrière ce superbe masque vénitien, il vous sourit aussi avec un bonheur intérieur:

Carnaval de Binche 2018

Voir d'autres photos dans la galerie Flickr
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12 mois d’illustrations

Que vous inspire le nombre 12?
Les douze coups de minuit? Peut-être un nombre sublime en mathématiques? (peut-être pas, désolé, j’aime bien les maths). Peut-être pensez-vous au nombre de signes du zodiaque, d’étoiles sur le drapeau Européen, de disciples de Jesus, de syllabes pour un alexandrin, de côtes dans votre corps, de travaux d’Hercules? Laissez courir votre pensée autour de ce nombre. Divaguez dans les mythes et les religions où il revient souvent.

Douze, c’est aussi et plus simplement, le nombre de mois dans une année. Eh ben, me direz-vous, toute cette diversion pour en arriver à cette banalité? Oui, car j’avais besoin que votre imagination s’évade en pensant au nombre douze, afin de mieux comprendre ce qui suit.

Ca fait un an, donc douze mois, que j’ai accepté de collaborer au blog toutestpossible.be de mon amie Florence Bierlaire en illustrant ses billets mensuels. Chaque mois, Florence m’envoit le texte de son prochain billet et elle me laisse carte blanche pour l’illustrer.

La confiance aveugle de Florence me rempli d’une joie immense car elle est le signe d’un respect, d’une reconnaissance et d’une grande amitié entre nous deux. Cette relation privilégiée fertilise le terrain où mon inspiration et ma créativité peuvent s’exprimer librement.

Liberté, certes, mais comme toute liberté il faut l’assumer. C’est pour moi un défi chaque mois. J’ai le trac quand je reçois l’email de Florence qui contient le texte de son nouveau billet à illustrer. De quel sujet s’agit-il? Vais-je en comprendre le sens? Serais-je inspiré pour l’illustrer? Trouverais-je un language visuel que les lecteurs de Florence comprendrons? Qui soit respectueux du sujet, de Florence la psy, de Florence mon amie et surtout de ses lecteurs? Autant de questions, et d’autres encore, qui reviennent chaque mois.

Mes inquiétudes laissent toutefois rapidement place à l’appétit et à l’excitation.

J’entre alors dans le texte, un nouvel espace à découvrir, un autre renard à apprivoiser, une nouvelle semence à planter.  Mon procédé est pratiquement toujours le même: lire le texte, comprendre, relire, ne pas interpréter, rester dans ce qui est dit, digérer, attendre, laisser reposer, relire ça et là le texte, le butiner, garder en mémoire ou esquisser mes idées visuelles, surtout les premières qui s’avèreront souvent être les meilleures, surligner dans le texte les mots ou les phrases qui me marquent, croquer au crayon les liens mentaux entre ces idées fortes. Puis, faire le point lentement. Décanter. Méditer sur les mots, les idées, les visuels, les connexions, les couleurs, mes émotions, mes ressentis.

A la fin vient mon carnet de dessin où j’y agence mes idées en traits de crayon d’abord, en courbes, en couleurs et en ombres ensuite. Parfois simplement en noir et blanc.

Voici les 12 illustrations de l’année 2017. Vous pouvez cliquer les images pour les agrandir et le lien en dessous pour lire l’article dans son entièreté:

"Comment garder ses bonnes résolutions"
Janvier 2017: Comment instaurer de nouvelles habitudes dans votre vie?

"Comment déborder d'énergie?"
Février 2017: Comment avoir plus de jus au quotidien et déborder d’énergie?

Comment définir et identifier le burnout
Mars 2017:  Le burn out: Comment définir et identifier ce mal qui nous consume?

Comment faire des choix éclairés
Avril 2017: Comment faire des choix éclairés en 10 étapes?

Comment s'affirmer et poser des limites
Mai 2017: J’apprends à m’affirmer et à poser mes limites

Sketchnotes: Comment sortir du burnout?
Juin 2017: Le burn out: Comment en sortir, comment se reconstruire ?

Sketchnotes "La slow attitude"

Juillet 2017: Retrouver l’art de flâner et adopter la slow attitude!

Sketchnotes: Comment vivre motivé et de meilleure humeur
Août 2017: Comment vivre motivé et de meilleure humeur !

Sketchnotes "Comment se simplifier la vie?" Sketchnotes "Comment se simplifier la vie?"
Septembre 2017: Apprendre à se simplifier la vie !

Sketchnotes "Comment réveiller son charisme"
Octobre 2017: Comment réveiller le charisme naturel qui est en vous ?

Sketchnotes "Le bore out"
Novembre 2017: Le Bore Out ! Un phénomène aussi destructeur que le Burn Out?

Sketchnotes "Les fêtes, du bonheur ou un calvaire?"
Décembre 2017: Les Fêtes de fin d’année : bonheur pour les uns, calvaire pour les autres !

 

Illustrer les billets de Florence qui traitent de psychologie ne fut pas chose aisée, même si l’humain et ses relations avec les autres et avec lui-même sont un domaine que j’apprécie particulièrement.  Je constate, outre l’aspect purement technique du dessin, que cela m’a demandé de la concentration pour bien comprendre ce qui est dit, et juste ce qui est dit, sans extrapoler. Une juste balance entre la méditation nécessaire pour digérer le sujet et … laisser courir mon imagination autour de ce dernier. C’est cet équilibre qui aura représenté la plus grande difficulté. M’en tenir au sujet mais imaginer loin comment le visualiser.

Les douzes articles de 2017 auront été un défi où, à chaque mois, j’aurais appris quelque chose. Ce fut avant tout une très belle expérience humaine entre Florence et moi. Je suis sûr qu’elle va grandir encore lors de cette nouvelle année (retrouvez les nouvelles illustrations dans mon album Flickr). Cette collaboration m’a aussi et surtout aidé à progresser dans ma pratique de l’illustration, dans celle de la lecture attentive ainsi que dans mes autres activités où j’utilise le language visuel.

Merci Florence!

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#SNDay2018

For the third year in a row, visual thinkers in the world celebrated the World Sketchnote Day on 11 January. At the call of Mike and Mauro , the two geniuses behind the Sketchnote Army blog, hundreds of sketchnoters, graphic recorders/facilitators, doodlers, or simple visual lovers, shared on social media their piece of work on sketchnoting with the #SNDay2018 hashtag.  See the amazing creativity and diversity of ideas posted on Twitter or Instagram.

Since 2017 for #SNDay2017, where I participated alone, I feel that the visual thinkers community has grown on Internet, but in my working environment too. Thanks to Catherine and Gene, who are two colleagues very engaged in visuals like me, we have a small but existing community of visual thinkers in the European Commission. I sent them an invitation for a collective sketchnoting session on 11 January lunchtime and four of them were available: Catherine, Gene, Celia and Fred. We met on two different sites in Brussels via video-conference facilities (this is why some pics look strange).

I offered to practice sketchnoting on “What does visuals bring us personally or to our institution?”

My take-away of the session:

There is a particular energy to “work visually” together on the same subject, respecting and adding our different visual styles. This energy is even stronger when you feel united to a global community that the same day celebrates the beauty and power of the visual language.

We shared our pictures and sketchnotes on social media with other practitioners (it’s fun to notice pics from one side of the screen to the other). We also photographed ourselves in #eyecontact mode, according to Chris‘ idea.

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Le sens émerge dans le câlin du silence

Si vous aimez la musique, vous n’êtes pas sans savoir que le silence en constitue un élément important, autant que les notes.

Le silence musical est une valeur temporelle qui permet, en musique tonale, de séparer et de différencier les sons afin de mettre en exergue leurs relations.” – universalis.fr.

Comme ses soeurs les notes sonores, le silence possède une transcription dans la notation musicale. Pour être précis, il existe 7 différentes durées du silence qui correspondent aux 7 figures de notes. Ce sont la pause, la demi-pause, le soupir, le demi, quart, huitième, et seizième de silence.

Un peu comme le silence en musique, le silence me permet de séparer le brouhaha dans ma vie quotidienne. C’est lui qui différencie le bruit ambiant du sens. “Je vois ce que tu veux dire“. Sa durée et sa qualité me permettent de sculpter, de verticaliser, d’approfondir ce qui précède, la phrase, le sens.

Le silence dans une conversation, c’est comme les blancs dans la page d’un livre, les ombres dans un paysage, la longueur d’un vin. Plus il est long et plus la perspective change. J’entends, je comprends et assimile différement ce qui m’est dit. L’important n’apparait vraiment que dans le silence. Le sens émerge dans le câlin du silence.

Mais quand le silence prend le dessus sur le son, quand l’équilibre de la balance entre les deux s’inverse, alors j’entre dans une autre temporalité. J’entre dans la méditation, dans le royaume du silence, dans l’univers entier. Ce qui est important et ce qui est vrai envahissent l’espace autour et en moi. Mon égo se rétracte pour laisser s’épanouir qui je suis vraiment.

Cette réflexion sur le silence et son rapport au son, à la musique, à la vie, découlent de ma rencontre avec Jean-Paul Dessy  à l’Arsonic de Mons en Décembre 2017. L’Arsonic offre dans sa “Maison de l’Écoute” un espace dédié à l’écoute fine et intime de la musique, et avec sa Chapelle du silence un espace de recueillement et havre de silence où reposer son esprit et ses oreilles. Non pas que je découvrais le silence, loin de là, car lui et moi sommes intimement liés depuis ma tendre enfance. Mais Jean-Paul y a apporté une coloration, ou plus tôt une sonorité particulière. En tant que violoncelliste, compositeur, chef d’orchestre, et concepteur de l’espace Arsonic, Jean-Paul a des mots qui résonnent très forts sur ceux qui aiment le silence:

“Pour se reconnecter à la part la plus silencieuse, la plus paisible et la plus heureuse de nous-même, il faut du temps. Il faut s’offrir du temps. Il faut offrir du temps à la musique. On accède alors à un autre espace, à une autre temporalité, à un autre espace-temps. L’Arsonic a été conçu comme un temple du non mental, du non espace-temps horlogé. Il permet d’entrer dans une dimension plus large de nous-mêmes.”

Jugez-en par vous-même:

Inspiré par Jean-Paul Dessy et le silence

Notes:
J’ai visité l’Arsonic dans le cadre d’une visite de sites à Mons qui ont bénéficié des fonds Européens (FEDER). Subjugué par l’endroit, j’y suis resté quelques heures alors que mon groupe poursuivait son parcours de visite dans la ville. J’ai entendu par trois fois Jean-Paul Dessy accueillir des visiteurs et ensuite les gratifier de ce morceau à son violoncelle ami (que j’ai filmé avec mon téléphone à la troisième et dernière fois). Entre chaque visite, je me suis cloîtré, seul, dans la Chapelle du silence où j’ai médité et esquissé le dessin. Entre Jean-Paul et moi s’est tissée une belle entente basée sur des valeurs communes. Que de sens ce jour là.

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A loop of gifts (on social networks)

Connections on Twitter have something incredible (probably on other social networks too, but Twitter is still my favorite). I am always amazed by Twitter ability to connect strangers who share the same interests, passions, and offer them this opportunity to enrich each other. The necessary condition is to work out loud. See for yourself.

One day, I read “Thinking Like a Network 2.0” Curtis Ogden’s article on the train while going to work. Each of the 10 principles resonated with me that I took my sketchbook and started to quickly illustrate each of them (despite the vibrations and discomfort). It’s my way of memorising things that matter or that I like. As per usual, I shared my sketchnotes on Twitter mentioning the article and its author:

The author, Curtis Ogden, contacted me to ask permission to post my sketchnotes. I of course gladly accepted, and “we both agree it is a wonderful example of what happens when you work out loud“.

Some weeks later, Curtis published my visual notes in a blog post of the Interaction Institute for Social Change (IISC), along with… a revised version of the 10 principles that I hastened to reread!

That’s the loop of gifts on social networks, and on Twitter in particular.

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I like silence to focus

13 December 2017, it’s a quarter past twelve. I am alone in a still empty conference center. I have the feeling of a cold and too big space. I don’t like that feeling before the start of a 2-day event where more than 150 communicators coming from all over Europe should engage into conversations about next year comm’s actions. The waterspouts that pound the ground and the stormy wind outside the large windows reinforce my feelings. My colleagues of the European Commission, Anne and Matteo, who organise the meeting should arrive soon. Participants and speakers will arrive in a couple of hours. Few time to change my feelings into another reality.

Silently I observe the large room. Its configuration. Hundreds of empty chairs around the lectern. The large screen on the wall shows a big Windows blue logo. Silence. I note that the walls are not suitable for drawing. Bad. I note that there is a lot of space available and the room is bright. Good.

I use the silence to focus. To center myself. To sense the space around me, its nuances. I try to sense what can follow. How my work as graphic recorder can help participants to enter more deeply into the topics that will be presented. How it can encourage them to open their minds and take an active part in conversations.

This reflection convinces me even more that I have to be visible; I will be in front of the audience. My visuals have be visible from afar; I will draw big. I have to try to warm up the atmosphere and minds; I will use warm colours.

With the help of a worker, who popped up at the right moment, we find large wooden panels in the stock. We install them against the wall in front of the audience, on the left of the large screen and of the lectern. From my position I can connect with the speakers and with participants. I install a roll of paper 4 meters long on the wooden panels.

Setup for graphic recording at the INFORM meeting

With a string, I hang on a corner of the panel a little snowman doll (to be disruptive, not to be too serious, and also because the holiday season is approaching).

My markers and pastels are ready. The setup is ready. I feel ready. What will happen is the best that should happen.

My colleagues enter the room. Participants some time later. The meeting starts.

Graphic recording: INFORM meetingClick the picture to enlarge it

Graphic recording: INFORM meetingClick the picture to enlarge it

The next day, Catherine and Frederic, two colleagues-friends, come to help me in the graphic recording of the parallel sessions that I cannot cover.

Graphic recording: INFORM meetingGraphic recording: INFORM meetingGraphic recording: INFORM meeting
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At the end of the 2 days, we have filled up meters of paper with our graffiti, the visual essence of all presentations, discussions and debates.

Being present from the beginning of the meeting, I have a huge fresco that sums up the two days:

Graphic recording: INFORM meeting
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Have my intentions (those of the previous day before everything starts) been reached?

I don’t know. But the comments that participants, speakers, my colleagues, shared with me during and after the event, make me think so. As well as the smiles and the sparkling eyes of some people (like Agnès, my boss) in front of the fresco.

I’m happy. Catherine and Frederic, my friends graphic harvesters, too. Anne and Matteo, my colleagues, too. A great collaboration.

I feel happy and grateful for what happened.

 

Notes:

The meeting brought together the two networks of communicators in Europe of EU Cohesion Policy, INFORM and INIO, and the expert groups of programme communication officers from two DGs of the European Commission, DG REGIO and DG EMPL. It took place in the Mons International Congress Xperience (MICS) on 13-15 December 2017. “Our graffiti”, the graphic harvesting material, are part of the final report that was shared with all participants. More than 80% of participants said in the satisfaction survey that graphic recording was useful for them.

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